31.08.2009
Ombre & Lumière
Psalmodier dans le noir la gloire l’espoir sans trop y croire
Des louanges criblées de mensonges quand on y songe
Le jour se lève soulève les badineries du soir les promesses illusoires
L'ange déchu laisse tomber son auréole et ôte son fichu
Le violon geint et se plaint sur un air triste non feint
Un même et unique refrain annonçant le début de la fin
Au gré de l’imprudence rêve incertain se brisant dans le lointain
Evanescence des sens à l’orée des prémisses du silence de l’absence
L’âme égarée écrit et crie à haute voix des mots et maux en redondance
Un cœur tendre habitué à l’entendre gémir de loin et frémir
Ne feint pas de lui tendre la main estampant ses souvenirs
Ignorant tous deux l’avenir vivant l’instant et laissant les choses venir…
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22.02.2009
Chant de délivrance
Heureux désastre frais comme le hasard tremblement de cœur violentes rafales et blizzard
Présence et absence présence dans l’absence sens et essences averses de mots et brise d’Art
Nos violons accordés enfin pour jouer une mélodie sur un air sombre bien éclairé et le meilleur reste pour la fin
Le début quant à lui ne sert plus à grand chose que de pensées dépensées que de paroles insensées rimes enlacées ou embrassées peu importe ce qui compte en fin de compte c’est… rien
Ma passion avant tout et puis le reste on s’en fout carrément ou rectangulairement je ne fais que suivre mon humeur naturellement
Mon délire abonde en iambes et en trochées ma Muse féconde abreuve mon péché
Elle fait résonner sa lyre enchanteresse qui exalte mon euphorie jusqu’à l’ivresse
C’est mon glaive et ma balance source de ma jouissance sans l’once d’une complaisance
Je me prosterne devant toi divine puissance puisse ton chant me porter chance et me montrer la voie de la délivrance
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29.12.2008
Semblant de poème
Une journée comme les précédentes… des bribes de pensées insensées … des envies impudentes…
Toujours ce vent qui souffle… m’essouffle et me siffle : « Honni soit qui mal y pense »…
Combien d’arrhes ai-je versées, puisées de cet art qu’est La Patience : fierté mais impuissance !
Combien d’heures ai-je passées, épuisée par le mal d’attendre… toute seule à me morfondre !
Belle journée dehors pour les autres… mes volets à moi sont clos… Ma chambre : mon enclos…
Silence latent… Cri intérieur de malheur résonnant dans un vide morne que personne n'entend...
Prisonnière dans mon corps ce sombre catacombe… « Incertitude, Mélancolie » épitaphe sur ma tombe…
ASSEZ !
Le mur de mes lamentations a chuté, piteusement s’est écroulé, et avec lui mes amours passés
« Que me reste-t-il d’hier ? »,
Des souvenances d’antan au bord d’un lit… d’une rivière… deux corps de caresses meurtris
Et de désir affolés. Peau en sueur, lèvres ivres, baisers volés… jeux interdits…
Ma pudeur rougit, mais sans répit on se lançait dans une milonga endiablée au rythme effréné…
Un va-et-vient orchestré par des plaisirs secrets, murmurés… de deux corps effleurés…
Firmament d’assassines étreintes, myriade de jouissances salvatrices non feintes…
C’était hier !
Aujourd’hui, le courant érode la rivière de ma passion… déracine mon inspiration…
Jardins déboisés, vallons taries… poèmes épuisés…
Ma muse en agonie laisse échapper un cri sourd-muet : « je vide ma coupe à ta santé ».
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08.12.2008
Silence ! On souffre…
Approche-toi et écoute la voix de mon silence…
L’entends-tu ma douleur ? La suis-tu cette cadence -
De mes sens en fureur… Ma blessure la vois-tu ?
Et ces larmes ? Des averses ! Couvre-moi, voudrais-tu ?
Mon corps gelé frémit… mon cœur scellé s'agite…
Ma peine me désarme, et tout espoir s’effrite…
Enterre-les mes tourments, que cela me soulage
Assassine mes chagrins. Adieu mauvais présages !
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26.04.2008
Pour l'amour
On m’a dit que mon homme je l’ai inventé… à force de trop méditer…
On s’aime sans même s’être croisé… il existe, c’est une vérité…
Pour l’amour d’un homme,
J’aimerais l’amour et tout ce qui tourne autour…
J’apprendrais ce qu’est la vie, et la vivrais chaque jour…
Pour l’amour d’un homme,
Je serais cette bougie qui se consume pour le chercher, le trouver… et l’enlacer…
Lui dévoiler tous mes secrets cachés, cracher sur le passé et passer…
Pour l’amour d’un homme,
Je ferais dégeler cette glace autour de mon cœur…
Je briserais mes silences et mépriserais ma pudeur…
Pour l’amour d’un homme,
Mes yeux ne verront que lui et d’un éclat luiront face aux siens…
Messieurs je ne vous vois plus, excepté lui je ne vois plus rien…
Pour l’amour d’un homme,
J’enverrais valser les mois et les ans… je nierais les saisons…
Et du temps, je n’aurais aucune notion… je vivrais notre présent…
Pour l’amour d’un homme,
J’écrirais de ces poèmes… peu importe le thème…
Mais entre chaque vers je lui dirais : « je t’aime…»
Pour l’amour d’un homme,
Je ferais danser mes rimes sur les airs d’une chanson, et parfumerais ma plume d’ambre et d’encens…
Pour l’amour d’un homme,
Je verserais toutes mes larmes contre son épaule, j’y chercherais refuge et paroles qui consolent…
Pour l’amour d’un homme,
Je le vivrais dans un silence intense sans l’once d’une présence…
Supporterais ses absences… mère de charité est la patience !
Pour l’amour d’un homme,
Je saurais attendre cet instant qu’hier encore j’attendais sans lui… et qu’on attend tous deux, aujourd’hui…
21:21 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pour l'amour
21.04.2008
“Paysage de désolation…”
Sale vent arrête de souffler tu agresses mes idées…ou souffle ailleurs, c’est encore meilleur… fais couler ces grands paquebots, ceux des autres… moi je navigue seule, à bord d’un simple petit cotre…
Tu souffles toujours à rebrousse-poil, tu fais chavirer les étoiles, et basculer les pensées à voile…
Laisse moi tranquille et fais ce que tu veux… acharne toi contre ces imbéciles, qui m'ont l’air très heureux, secoue-les un peu… ils ont en besoin ça ne leur fera que du bien…
Il me semble qu’Eole a bel et bien perdu le contrôle… et je serai à jamais condamnée à ramer contre vents et marées…
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19.04.2008
“Le diable en retraite...”
Me revoilà sur terre après un court séjour en enfer...
Où j'ai été accueillie, à bras ouverts par ce diable... le vrai je vous assure, celui qu'on appelle Lucifer...
Après l'hospitalité et tous les gestes de bienvenue qu'on offre aux invités en toute amabilité
Il s'assoit en face de moi et me dit d'un air triste et avec grand émoi : « comment ils vont mes successeurs, chez vous en bas ? Ils s'en sortent bien je n'en doute pas...
J'en ai reçu un, hier soir, l'homme au gros ventre, le nain...
Il m'a raconté ses histoires, du temps où il menait une vie de chien...
Aujourd'hui il a des fortunes et des biens... un vrai pacha, il n'a pas raté son train...
Et toi, tu en es où avec tes odeurs ? Fais gaffe, tu risques de passer ta vie dans la puanteur...
Je te le dis pour ton bien, je suis le diable certes, mais je vais faire une exception, j'ai décidé d'être agréable ce soir... tu veux quelque chose à boire ?... »
Il n'avait rien d'un démon, le visage serein et l'air clément... « Je n'ai pas soif, merci... Vous êtes bien gentil... et puis ce nain dont vous me parlez, je le connais, c'est un voisin... il ne fait que du bien, il a construit une mosquée, et une maison pour les orphelins... en quoi il serait donc votre successeur, vous qui ne faites que malheurs ? »
Il changea l'expression de son visage et je ressentais sa rage... « Mon petit tu es à coté de la plaque, son argent il l'a eu par l'arnaque, il est impure je te l'assure... Où en es-tu avec ton trac ? »
« Monsieur Lucifer, lui dis-je, pardonnez ma question : est-ce bien vous le démon ? Décidément vous m'étonnez agréablement... votre humilité me touche, mais elle me semble très louche !!!... Arrêtez de jouer la comédie, je vous connais assez, “Le diable ne fait pas crédit”... Et si tu me parlais un peu de tes exploits, tu dois en être fier je crois... un péché par ci un péché par là... tu ne t'ennuies pas, surtout que sur terre les Hommes ont perdu foi... ils sont devenus de vulnérables proies... »
Il me regarda un moment et me dit d'un ton sarcastique : « Mon petit tu es pathétique... je vais te faire un aveu avant de te dire adieu, rentre chez toi et ne repense plus à moi, car j'ai pris ma retraite après une accablante défaite... mon adversaire était de taille et j'ai perdu la bataille... alors j'ai fait la passation de consignes... car ce métier là, je n'en suis plus digne... »
Il enchaina en me serrant la main : « Il n'y a pas plus diable que l'être humain... je n'y étais pour rien dans toutes ces guerres... tu n'as plus rien à faire ici, redescends sur terre »
18:51 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Nausées...
Je collecte des odeurs
Des passants des passantes
Des savons et savantes
Certains rires, certains pleurs
Quelques toux qui m'écœurent
Puis encore ces enfants
Qui ont l'air insouciants
Les années vont passer
Je les vois défiler
Et je vois ces enfants
A la place des grands
Et toujours à ma place
D'autres odeurs me tracassent
Des sueurs des haleines
S'infiltrant dans mes veines
Les nausées me déchirent
J'ai des mots à vomir...
18:46 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Je me contente...
Je me contente de ce que tu es
Je me contente de ce brin de bonheur
Je me contente de cette douce chaleur
Je me contente de ce peu d'amour
Je me contente de cette présence absente
Je me contente de cette lueur caressante
Je me contente de te sentir sans te voir
Je me contente de t'avoir sans t'avoir...
18:43 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Je le jure...
Je jure sur ce que j'ai de plus cher...
Sur toutes mes passions singulières...
Sur mon honneur, sur mon malheur...
Sur mon pinceau, sur mes couleurs...
Sur ma Joconde et mes bougies...
Sur ma demeure et mon logis...
Sur ma douleur que je vénère...
Sur mes révoltes et toutes mes guerres...
Sur Vélasquez et ses Ménines...
Sur Picasso et ses touches fines...
Je jure que je caresserai cette étoile...
Mon étoile, j'arrive...j'ai levé le voile...
18:36 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Amis nocturnes...
Dans un cimetière pas loin de là
Des cris aigus, des pleurs parfois
Me réveillaient, me faisaient peur
Des voix tremblantes de douleur
Me demandaient de les aider
De leur répondre sans trop tarder
Toutes mes nuits se ressemblaient
Les mêmes voix qui me hantaient
Mais j'ai fini par les comprendre
Les adopter, même les attendre
Devenues telles des berceuses
Qui donnaient vie aux nuits brumeuses
18:34 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Sagesse...
Des sentiments confus
Et des douleurs touffues
Des larmes et des soupires
Confondus à des rires
Je n'osais rien montrer
Ma colère avalée
Je paraissais joyeuse
Très forte et si radieuse
Des regards de sorcières
De haine me dévorèrent
Les masques retombaient
Des visages dénudés
Des monstres déguisés
Se croyant très rusés
Face aux esprits morbides
C'est ma foi qui me guide
Une lumière qui caresse
La voie de la sagesse...
18:31 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pensées Bleues
...allongée sur le sable chaud...
Les yeux fermés...
Les yeux ouverts...
Elle admire le ciel...
Il était bleu son ciel...
Une main déjà sous le sable...
L'autre sur son ventre...
Elle monte...
Elle descend...
Suit le rythme de sa respiration
En synchronisation avec celui des vagues en mouvement...
"Elle est seule la jeune demoiselle?"
Voix parasite...
Ombre parasite...
Où sont passés les rayons du soleil?...
Elle ne voyait plus son ciel...
Plus qu'une silhouette debout devant elle...
Surgissant de nulle part...
Elle veut chasser la chose de son territoire...
Elle y arrive par son regard...
Les rayons réapparaissent...
Frôlent son visage et son corps...
Elle retrouve son ciel...
Bleu...
Elle replonge dans ses pensées...
Bleues...
18:18 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
La Chambre (2)...
Ma porte à moi est en bois dur...
J'ai pas de clés pour ma serrure...
Emprisonnée sans vraiment l'être...
Une cage en or, du vin, un sceptre...
L'encre de mon sang, et une plume...
Une solitude que j'assume...
J'écris je crée... je cris mes plaies...
Ma douleur est ainsi pansée...
18:06 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La Chambre...
Au beau milieu du noir...
Ma voie je ne la vois guère...
Plus rien même dans les soirs...
Où les étoiles filèrent...
Entre vouloir et pouvoir...
Un monde, et des barrières...
O fontaine je veux boire...
Une eau qui désaltère...
J'ai soif je veux savoir...
Où respirer de l'air...
18:03 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note









